"C'était un discours remarquable, un discours qui sans aucun doute va ouvrir une nouvelle page dans les relations avec le monde arabo-musulman et j'espère dans les problèmes que nous avons dans de nombreux lieux dans la région", a déclaré M. Solana à quelques journalistes à Bruxelles.
Il a raison. Extraits :
"Ce cycle de la suspicion et de la discorde doit cesser"
Colonialisme
"Plus récemment, les tensions ont été alimentées par le colonialisme qui niait leurs droits et leurs chances à de nombreux musulmans et une Guerre froide au cours de laquelle les pays à majorité musulmane étaient trop souvent traités par procuration, sans tenir compte de leurs propres aspirations."
Stéréotypes négatifs
"Je considère qu'il est de ma responsabilité de président des Etats-Unis de lutter contre les stéréotypes négatifs sur l'islam, où qu'ils se manifestent."
"Tout comme les musulmans ne correspondent pas aux stéréotypes sommaires, l'Amérique n'est pas le stéréotype sommaire d'un empire uniquement préoccupé de ses intérêts."
Conflit israélo-palestinien
"Les liens forts de l'Amérique avec Israël sont bien connus. Ce lien est inaltérable. Il est fondé sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance de ce que l'aspiration à une patrie juive est enracinée dans une histoire tragique qui ne peut être niée."
"Le Hamas doit mettre un terme à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l'existence d'Israël."
"L'Autorité palestinienne doit développer sa capacité à gouverner, avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple."
"Israël doit reconnaître que, tout comme le droit à l'existence d'Israël ne peut être nié, celui de la Palestine non plus. Les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne. (...) Il est temps que cette colonisation cesse."
Et aussi :
"Une fois de plus, il faut parler d'Histoire. L'Histoire dont il s'inspire, celle qu'il écrit. Le discours au monde musulman de Barack Obama, 44e président des Etats-Unis, prononcé jeudi 4 juin au Caire - 6 000 mots, 43 000 caractères, 4 pages du Monde ! -, est déjà sous presse, ou presque, dans la collection "Obama". La couverture est sur le site Internet América.gov. : "Un nouveau départ". Le texte a déjà été traduit en treize langues. Une prouesse, quand on sait que Barack Obama y pense depuis deux ans, mais ne l'a fini qu'au tout dernier moment.
Le discours du Caire a été prononcé dans un décor qui n'avait rien d'aussi auguste que le Centre de la Constitution à Philadelphie (discours sur les relations raciales le 18 mars 2008) ou que le Château de Prague (discours pour un monde sans armes nucléaires le 5 avril). Avec son drapé rouge et or et ses balcons, l'auditorium de l'université du Caire faisait plutôt penser à une salle d'opéra. Mais il restera sans doute comme l'un des discours de la refondation entreprise par M. Obama. Et d'un lieu à l'autre revient le même fil conducteur : la paix entre les races, entre les nations, entre les religions. Les civilisations ne sont pas "condamnées à s'affronter".
Voir l'article du Monde




































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